Bettina's blog https://www.swissveg.ch/fr?language=fr fr Parlamentswahlen 2023: Veränderung dringend nötig! https://www.swissveg.ch/de/parlamentswahlen-2023?language=fr <span>Élections fédérales 2023 : un changement s&#039;impose !</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>6. septembre 2023 - 12:17</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 22&nbsp;octobre 2023, la Suisse élira un nouveau Parlement. Pour les animaux et l'environnement, sa composition actuelle est loin d'être satisfaisante&nbsp;: il suffit de jeter un coup d'œil sur les objets politiques ayant été acceptés et rejetés dernièrement pour s'en rendre compte. Il est impératif d'élire des parlementaires qui s'engagent pour une Suisse respectueuse des animaux et de l'environnement.</p> <h2>Manque de soutien pour les animaux et l'environnement</h2> <p>Les dernières sessions parlementaires ne nous ont pas donné beaucoup de raisons de nous réjouir. En&nbsp;<a href="https://www.swissveg.ch/2022_06_session_ete_2022?language=fr">été 2022</a>,&nbsp;la pétition de Swissveg «&nbsp;<a href="https://www.swissveg.ch/sites/swissveg.ch/files/bilder/PDFs/190702-eingabe_an_gpk.pdf">Halte au subventionnement de la publicité pour la viande</a>&nbsp;» (en allemand), déposée en collaboration avec Verein gegen Tierfabriken en juillet 2019, a été définitivement rejetée. Au même moment, le Parlement a également décidé de continuer à autoriser l'importation de trophées de chasse et de produits à base de fourrure. La protection du loup a elle aussi fait l'objet de nombreuses discussions&nbsp;: en&nbsp;<a href="https://www.swissveg.ch/session-hiver-2022?language=fr">hiver 2022</a>, le Conseil des États et le Conseil national ont accepté une initiative parlementaire visant à autoriser le tir de loups à titre préventif. Pour ce qui est des objets liés à l'environnement, les résultats ne sont guère plus satisfaisants. Les décisions prises dans le cadre de la politique agricole (AP22+) n'ont pas été à la hauteur de nos espoirs. Un revers cuisant a été la révision à la baisse de l'objectif de réduction des pertes d'éléments fertilisants, qui permet de répandre une plus grande quantité de phosphore, de nitrates et d'azote (sous forme d'ammoniac) dans les champs. Une décision qui aura un impact négatif sur l'environnement&nbsp;: le surplus d'ammoniac entraîne la disparition d'espèces, tandis que les nitrates et le phosphore nuisent à la qualité de l'eau.</p> <h2 class="kapitellink">Animaux «&nbsp;de rente&nbsp;» invisibilisés</h2> <p>D'une session à l'autre, une chose est frappante&nbsp;: s'il est question de commerce de chiots, de protection du loup et d'expériences sur les animaux, les animaux «&nbsp;de rente&nbsp;», eux sont souvent laissés pour compte. Pourtant, ce n'est pas leur nombre qui fait défaut&nbsp;<span style="font-variant:normal"><span style="font-style:normal"><span style="font-weight:normal"><span style="line-height:100%"><font color="#000000">–</font></span></span></span></span> en 2022, &nbsp;plus de 84&nbsp;millions d'animaux de rente ont été abattus en Suisse pour notre consommation de viande. Et ce, sans compter la viande importée de l'étranger, les poissons et les crustacés, qui ne sont pas inclus dans cette statistique. Bien qu'ils endurent de terribles souffrances, les animaux de rente ne sont presque jamais évoqués au Parlement, et rares sont les personnes qui défendent leurs intérêts.</p> <h2>Points positifs&nbsp;?</h2> <p>Qu'il s'agisse du loup, des animaux de laboratoire, de la fourrure ou de la politique agricole&nbsp;: à première vue, les résultats finaux peuvent sembler frustrants. Lors de la session de printemps 2022, l'adoption par le Conseil national de l'interdiction d'importer du foie gras produit de manière cruelle pour les animaux a été une petite lueur d'espoir. Mais celle-ci a été de courte durée, car lors de la <a href="https://www.swissveg.ch/session-ete-2023?language=fr">session d'été 2023</a>, le Conseil des États a rejeté la motion dans sa version originale. Le « franc pour les cornes » a connu un sort similaire&nbsp;: après avoir été adoptée par le Conseil des États lors de la <a href="https://www.swissveg.ch/2022_06_session_ete_2022?language=fr">session d'été 2022</a>, la motion a finalement été rejetée par le Conseil national dès la <a href="https://www.swissveg.ch/session_automne_2022?language=fr">session d'automne</a> suivante, mettant un terme définitif à la discussion. De manière générale, le résultat final est souvent le même&nbsp;: la majeure partie des motions sont rejetées. Mais en suivant la procédure de plus près, on constate tout de même que les motions sont souvent approuvées par l'un des deux conseils. Il est donc possible de construire sur cette base.</p> <h2>Grand potentiel d'amélioration</h2> <p>Avec la composition actuelle du Parlement, nous sommes encore bien loin d'une Suisse respectueuse de l'environnement et des animaux. C'est pourquoi un engagement individuel est nécessaire&nbsp;: donnez votre voix aux personnes qui s'engagent au Parlement en faveur des animaux et de l'environnement !&nbsp;Vous pouvez par exemple utiliser des plateformes comme <a href="https://www.animaux-parlement.ch/" rel=" noopener" target="_blank">Animaux Parlement</a> ou&nbsp;<a href="https://www.smartvote.ch/fr/group/527/election/23_ch_nr/matching/questionnaire/deluxe/category/1?locale=fr_CH" rel=" noopener" target="_blank">Smartvote</a>&nbsp;pour connaître la position des parlementaires sur ces questions. Ensemble, nous pourrons ainsi faire en sorte que les thématiques liées aux animaux et à l'environnement soient abordées et qu'une majorité puisse se former au Parlement pour les porter. À l'heure actuelle, les animaux «&nbsp;de rente&nbsp;» (qui sont très nombreux et endurent de terribles souffrances) ont notamment un adversaire de taille au Parlement&nbsp;: le lobby paysan. Engageons-nous pour faire changer les choses !</p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>Plus d'informations</strong></p> <ul> <li><a href="https://www.swissveg.ch/avenir?language=fr">Notre vision de l'avenir</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/politique?language=fr">Notre activité politique</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr">La politique suisse et ses contradictions</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/sessions?language=fr">Sessions parlementaires</a>&nbsp;commentées par&nbsp;Swissveg</li> </ul> </div> Wed, 06 Sep 2023 08:27:50 +0000 Bettina 4029 at https://www.swissveg.ch Leserbrief zu Proviande-Werbung: Strenges Tierschutzgesetz und nachhaltiges Schweizer Fleisch? https://www.swissveg.ch/de/leserbrief-proviande-werbung?language=fr <span>Réaction à la publicité de Proviande : loi stricte sur la protection des animaux et viande suisse durable ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>23. août 2023 - 11:17</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Il arrive régulièrement que des articles de presse –&nbsp;financés par Proviande&nbsp;– mettent en avant la sévérité de la loi suisse sur la protection des animaux et la durabilité de la viande suisse. Or, cette vision édulcorée mérite d'être mise en perspective.</p> <h3>Pas toute la vérité</h3> <p>L'article&nbsp;<a href="https://www.watson.ch/promotion/503714511-haben-es-nutztiere-in-der-schweiz-besser-als-tiere-im-ausland" rel=" noopener" target="_blank" title="article Proviande">«&nbsp;Les animaux d'élevage ont-ils une meilleure vie en Suisse qu'à l'étranger&nbsp;?&nbsp;»</a>, publié sur <a href="https://www.watson.ch/" rel=" noopener" target="_blank" title="Watson">watson.ch</a>&nbsp;le 7&nbsp;août&nbsp;2023, souligne qu'il est interdit de couper des parties du corps chez les porcs et les poulets. Chez les agneaux, en revanche, cette pratique est autorisée – mais ça, l'article se garde bien de le mentionner. Un autre élément mis en avant est le caractère «&nbsp;rigoureux&nbsp;» et «&nbsp;indépendant&nbsp;» des contrôles effectués.&nbsp;Sans contrôles suffisants, même la meilleure loi du monde sur la protection des animaux n'a aucune valeur. Or, en 2018 et 2019, l'OFAG n'a fait contrôler que 10&nbsp;% des abattoirs suisses, soit 67&nbsp;d'entre eux. Ce faisant, il a été constaté que près de la moitié des grands établissements et la majorité des établissements de faible capacité présentaient des lacunes dans les trois domaines suivants&nbsp;: hébergement de nuit, étourdissement et saignée.<span class="fussnotenlink">1</span> La rareté de ces contrôles et la fréquence des manquements constatés restent toutefois méconnues du public. Même l'étude annuelle sur l'image de Proviande a confirme que la plupart des gens sont mal informés sur le fonctionnement de l'élevage industriel. À titre d'exemple, moins de la moitié des personnes interrogées savent qu’une vache doit donner naissance à un veau pour produire du lait.<span class="fussnotenlink">2</span></p> <h3>Comparaison boîteuse avec l'étranger</h3> <p>L'article insiste notamment sur le fait que les animaux sont mieux lotis en Suisse qu'à l'étranger. Mais cette comparaison est boiteuse, car la complexité des réglementations en vigueur et les différents systèmes d'application (sans parler du manque de données) rendent toute conclusion quasiment impossible.<span class="fussnotenlink">3</span> En outre, pour effectuer une comparaison digne de ce nom, il faudrait également aborder des aspects tels que l'absence de protection de la vie en Suisse, qui existe par exemple en Allemagne : chez nos voisins d'outre-Rhin, il n'est pas possible de faire euthanasier son chat simplement pour éviter de payer des frais vétérinaires.</p> <h3>Exemple de la «&nbsp;crise de l'industrie porcine&nbsp;»</h3> <p>La «&nbsp;crise de l'industrie porcine&nbsp;» de l'année dernière a mis en lumière de façon exemplaire un certain nombre de manquements dans les élevages suisses. Ainsi, les éleveur·euse·s ont décuplé leur production pour répondre à une augmentation de la demande en viande de porc suisse, elle-même due à l'arrêt du tourisme d'achat en zone frontalière au début de la pandémie de coronavirus. Lorsque la demande à drastiquement reculé peu de temps après, éleveur·euse·s n'ont pas réagi, entraînant une surpopulation dans les étables. Dans des conditions normales, dix cochons peuvent être élevés sur une surface «&nbsp;de la taille d'une place de stationnement pour voiture&nbsp;». Or, l'an passé, avec le prolongement de la période d'engraissement, les porcs, non seulement plus nombreux, devenaient aussi plus gros. Conséquences&nbsp;: un liberté de mouvement quasi nulle, un stress accru et une hygiène toujours plus mauvaise. Face à des prescriptions légales de protection des animaux qui ne pouvaient plus être respectées, même les services vétérinaires ont tiré la sonnette d'alarme.<span class="fussnotenlink">4</span></p> <p><em>Bettina Huber, Swissveg, Niederrohrdorf</em></p> </div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1. <a href="https://www.blv.admin.ch/dam/blv/fr/dokumente/lebensmittel-und-ernaehrung/lebensmittelsicherheit/verantwortlichkeiten/schlachtbetriebe-analyse-tierschutz-fleischkontrolle.pdf.download.pdf/Synth%C3%A8se_protection_des_animaux_et_contr%C3%B4le_des_viandes_dans_les_abattoirs.pdf" rel=" noopener" target="_blank">Protection des animaux et contrôle des viandes dans les abattoirs</a>&nbsp;(2020).&nbsp;Département fédéral de l’intérieur (DFI) et Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR).</p> <p>2. Proviande (2023).&nbsp;<a href="https://www.proviande.ch/fr/une-nouvelle-etude-montre-72-des-consommatrices-et-consommateurs-ont-une-tres-grande-confiance-dans" rel=" noopener" target="_blank">Une nouvelle étude montre: 72 % des consommatrices et consommateurs ont une très grande confiance dans la viande suisse</a>.&nbsp;</p> <p>3. Baur, P. &amp; Nitsch, H. (2013).&nbsp;<a href="https://www.agrofutura.ch/files/user_upload/Berichte/2013_Schlussbericht_Umwelt-_und_Tierschutz_in_der_Landwirtschaft.pdf" rel=" noopener" target="_blank">Umwelt- und Tierschutz in der Landwirtschaft: Ein Vergleich der Schweiz mit ausgewählten europäischen Ländern unter besonderer Berücksichtigung des Vollzugs</a>. Étude mandatée par l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG).</p> <p>4.&nbsp;Anne Fournier, RTS (2023). <a href="https://www.rts.ch/info/suisse/13736833-la-suisse-compte-trop-de-cochons-les-veterinaires-sinquietent.html" rel=" noopener" target="_blank">La Suisse compte trop de cochons, les vétérinaires s'inquiètent</a>.</p> </div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul><li><a data-entity-substitution="canonical" data-entity-type="node" data-entity-uuid="94dca43f-2b44-4c4f-bab0-9c6ecfb5247a" href="/fr/etude-proviande-bien-etre?language=fr?language=fr" title="Article de blog sur l'étude de Proviande">Selon une enquête de Proviande, l'opinion publique a une image idéalisée de l'élevage en Suisse.</a></li> </ul></div> Wed, 23 Aug 2023 07:23:10 +0000 Bettina 4023 at https://www.swissveg.ch Neues Klimaschutzgesetz: Was ist mit unserer Ernährung? https://www.swissveg.ch/de/klimaschutzgesetz-2023?language=fr <span>Nouvelle loi climat : et notre alimentation, dans tout ça ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>9. juin 2023 - 11:24</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Le 18 juin, nous voterons sur la loi sur le climat et l'innovation (LCI). En soi, il s'agit là de quelque chose de positif... sauf qu'il y a un grand « mais ». En effet, cette loi sur la protection du climat présente une énorme lacune : elle fait l'impasse sur le levier le plus important en matière de protection climatique, à savoir le secteur de l'agriculture et de l'alimentation.</p> <h3>Même l'Union suisse des paysans recommande le « oui »</h3> <p>La nouvelle loi sur la protection du climat prévoit l'introduction de valeurs indicatives pour certains secteurs : celui du bâtiment, celui des transports et celui de l'industrie. Aucun changement n'est donc prévu dans le secteur de l'agriculture et de l'alimentation. Une fois de plus, ce domaine est laissé de côté, de sorte que même l'Union suisse des paysans recommande de voter « oui » à la loi sur la protection du climat.</p> <h3>Le plus grand levier dans la lutte contre le changement climatique</h3> <p>Pourtant, ce secteur est justement le plus grand levier d'action à notre disposition pour protéger le climat. L'agriculture génère 14,3 % des émissions de gaz à effet de serre nuisibles au climat.<span class="fussnotenlink">1</span> « La part de la production animale dans les émissions agricoles de gaz à effet de serre est de l’ordre de 85 % », comme l'indique la stratégie climatique à long terme de la Suisse.<span class="fussnotenlink">2</span> Cela prouve bien que le secteur de l'élevage est un puissant levier d'action susceptible de faire la différence. Pourtant, les conditions cadres continuent de favoriser la production de denrées d'origine animale au lieu d'encourager la production d'aliments végétaux : seul un cinquième des subventions étatiques sont consacrées aux produits végétaux, contre quatre cinquièmes destinés aux produits animaux.<span class="fussnotenlink">3</span> Les investissements dans les protéines végétales, par exemple, auraient pourtant un impact sept fois plus important que les investissements dans le secteur du bâtiment.<span class="fussnotenlink">4</span> Sans compter que l'alimentation représente environ 28 % de l'empreinte environnementale individuelle d'une personne lambda en Suisse.<span class="fussnotenlink">5</span> Les aliments d'origine végétale, cultivés de manière biologique et régionale, sont les plus respectueux du climat. Selon une étude, un régime végétalien permettrait d'économiser jusqu'à 70 % des émissions liées à l'alimentation.<span class="fussnotenlink">6</span></p> <h3>Zurich montre l'exemple</h3> <p>La ville de Zurich a toujours lancé des campagnes autour de l'alimentation et de la protection du climat. Dans ce contexte, Zurich n'hésite pas à montrer l'exemple et à attirer l'attention sur les effets négatifs de la consommation de produits animaux. Par exemple, la ville a comparé 1 kilo de viande de bœuf et 1 kilo de tofu en termes d'émissions de CO<sub>2</sub> : générant 48 kg de CO<sub>2</sub>, la viande de bœuf est bien plus polluante que le tofu, qui en produit seulement 2,1 kg.<span class="fussnotenlink">7</span> </p> <p><img alt="Émissions de CO2 de l'alimentation" data-entity-type="file" data-entity-uuid="9617efeb-41fb-49b8-b4ff-4a5e36602815" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/%C3%89missions%20de%20CO2%20de%20l%27alimentation.jpg" /></p> <p>Source : <a href="https://www.stadt-zuerich.ch/site/zuerich-co2/de/index/wissen.html" rel=" noopener" target="_blank">https://www.stadt-zuerich.ch/site/zuerich-co2/de/index/wissen.html </a></p> <h3>Il y a une lueur d'espoir</h3> <p>Bien que la loi sur le climat et l'innovation contourne l'agriculture et l'alimentation, il existe néanmoins une lueur d'espoir. Ainsi, Martin Haab (UDC) met en garde contre une acceptation de la loi sur la protection du climat. Il craint que, si les nouveaux objectifs de réduction ne sont pas atteints, l'agriculture finisse également par devoir apporter sa contribution. Ce qui signifierait, et Haab en est heureusement conscient, que le cheptel devrait être réduit.<span class="fussnotenlink">8</span> Nous ne pouvons plus rien changer à la loi sur la protection du climat, mais espérons que les craintes de Haab en cas d'adoption seront fondées, et que des objectifs climatiques seront bientôt fixés pour l'alimentation et l'agriculture également.</p> </div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Bundesamt für Umwelt (BAFU), <a href="https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/climat/etat/donnees/inventaire-gaz-effet-serre.html" rel=" noopener" target="_blank">Inventaire des gaz à effet de serre de la Suisse</a>, 11.04.2023.</p> <p>2 Bundesamt für Umwelt (BAFU), <a href="https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/65875.pdf" rel=" noopener" target="_blank">Stratégie climatique à long terme de la Suisse</a>, p. 41, 27.01.2021.</p> <p>3 Vision Agriculture, <a href="https://www.visionagriculture.ch/_visionlandwirtschaft_prod/uploads/VL_Newsletter_Kostenwahrheit_FR_v2.pdf" rel=" noopener" target="_blank">Newsletter de septembre 2020</a>, 2020.</p> <p>4 The Guardian,&nbsp;<a href="https://www.theguardian.com/environment/2022/jul/07/plant-based-meat-by-far-the-best-climate-investment-report-finds" rel=" noopener" target="_blank">Plant-based meat by far the best climate investment, report finds</a>, 07.07.2022.</p> <p>5&nbsp;<a href="https://www.zh.ch/de/umwelt-tiere/umweltschutz/umweltbericht/umweltbericht-ernaehrung.html" rel=" noopener" tabindex="-1" target="_blank">Umweltbericht Zürich</a>, 2022.</p> <p>6&nbsp;<a href="https://www.fibl.org/de/infothek/meldung/neue-fibl-studie-zum-thema-klima-und-ernaehrung-veroeffentlicht" rel=" noopener" tabindex="-1" target="_blank">FiBL-Studie zum Thema Klima und Ernährung</a>, 2021.</p> <p>7 Stadt Zürich,<a href="https://www.stadt-zuerich.ch/site/zuerich-co2/de/index/wissen.html" rel=" noopener" target="_blank"> Facts zum Thema Essen und Klima</a>.</p> <p>8 Das Lamm, <a href="https://daslamm.ch/klimaschutz-braucht-weniger-tiere/" rel=" noopener" target="_blank">Klimaschutz braucht weniger Tiere</a>, 09.06.2023.</p> </div></div> Fri, 09 Jun 2023 07:51:59 +0000 Bettina 3988 at https://www.swissveg.ch Sommersession 2023 https://www.swissveg.ch/de/sommersession-2023?language=fr <span>Session d&#039;été 2023</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>30. mai 2023 - 11:06</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p>La session d'été 2023 a lieu du mardi 30&nbsp;mai au vendredi 16&nbsp;juin. Dans cet article de blog, nous vous donnons des informations de fond intéressantes sur différents objets et vous tenons au courant de leurs résultats.</p> <h2>Un étiquetage carbone dans l'alimentation&nbsp;?</h2> <p>Dans le cadre de son <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20214222" rel=" noopener" target="_blank">postulat</a>, Barbara Schaffner (Vert'libéraux) suggère l'introduction d'un label climatique pour les denrées alimentaires. Concrètement, ce postulat demande au Conseil fédéral de déterminer comment afficher l'impact climatique des aliments de manière plus transparente. Il s'agira notamment d'examiner la pertinence d'une obligation d'étiquetage pour les denrées alimentaires, avec indication de leur bilan climatique.</p> <h3>L'alimentation, un levier d'action important</h3> <p>Le postulat de Barbara Schaffner met en avant un point essentiel&nbsp;: l'alimentation compte pour 28&nbsp;% de l'impact environnemental individuel moyen en Suisse.<sup>1</sup> Le fait d'adapter son régime alimentaire est donc l'une de mesures les plus efficaces pour diminuer son empreinte écologique personnelle. D'après une étude publiée par The Jump, le plus gros potentiel de réduction des émissions à l'échelle individuelle réside dans le passage à une alimentation végétale.<sup>2</sup> Un tel changement nous permettrait de diminuer d'environ un tiers les émissions sur lesquelles nous avons une influence.</p> <h3>L'étiquetage en guise de solution</h3> <p>Dans l'optique de promouvoir une alimentation durable, il est important que les consommatrices et les consommateurs puissent voir clairement et rapidement quels sont les aliments nocifs pour l'environnement. Dans ce sens, l'introduction d'un «&nbsp;étiquetage carbone&nbsp;» pourrait s'avérer judicieuse. Comme le souligne le Conseil fédéral dans sa prise de position concernant ce postulat, «&nbsp;l'introduction de l'étiquette-énergie en Suisse et dans l'Union européenne (UE) a entraîné une baisse notable de la consommation en eau et en électricité des appareils électroménagers&nbsp;».</p> <h3>Les denrées végétales affichent les meilleurs résultats</h3> <p>Dans une étude de l'Institut de recherche de l'agriculture biologique (FiBL) Autriche, les auteur-ice-s ont conclu que les denrées d'origine végétale produites de façon biologique et locale sont les plus respectueuses de l'environnement.<sup>3</sup> Ainsi, une alimentation végétalienne permettrait de réduire jusqu'à 70&nbsp;% des émissions liées à l'alimentation. Peu de gens le savent, mais pour protéger le climat, il est plus efficace de manger végétal que de manger local. En effet, le transport est un facteur négligeable puisque, pour la plupart des produits, il correspond à moins de 10&nbsp;% des émissions générées.<sup>4</sup></p> <h3>Plus d'informations :&nbsp;</h3> <ul> <li><a href="https://www.swissveg.ch/alimentation-vegetale-protection-climatique?language=fr">L'alimentation végétale a le plus grand potentiel en matière de protection climatique</a>, article de blog, 2022</li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/rechauffement-climatique-viande-produits-laitiers?language=fr ">Notre alimentation pourrait causer un réchauffement climatique de 0,9&nbsp;degrés supplémentaires</a>, article de blog, 2023</li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/vegan-ou-local?language=fr ">Changement climatique&nbsp;– Manger local, c'est bien&nbsp;; manger végétal, c'est mieux</a>, article de blog, 2023</li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/2022_01_etude_FiBL?language=fr">Le régime végétalien permet de réduire 70&nbsp;% des émissions de gaz à effet de serre liées à l'alimentation</a>, article de blog, 2022</li> </ul> <p>&nbsp;</p> <h2>Comment assurer la viabilité des forêts&nbsp;?</h2> <p>Avec son postulat «&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20233129" rel=" noopener" target="_blank">Des forêts viables ne sont possibles que si l'abroutissement par le gibier est conforme à la loi</a>&nbsp;», Othmar Reichmuth (Centre) demande au Conseil fédéral d'établir un rapport répondant aux questions suivantes&nbsp;: «&nbsp;a.&nbsp;quelles mesures concrètes permettraient en quelques années, sur l'ensemble du territoire, de ramener à un niveau conforme à la loi l'influence du gibier sur la régénération de la forêt&nbsp;» et «&nbsp;b.&nbsp;comment procéder à un contrôle objectif et pertinent de l'influence du gibier sur la forêt suisse, qui contienne non seulement des indicateurs et des méthodes de recensement en matière de forêt et de chasse, mais aussi des objectifs (intermédiaires) concrets et assortis de délais&nbsp;».&nbsp;Le postulat a été adopté par le Conseil des États par 29 voix contre 6 et 4 abstentions.</p> <h3>Réglementation actuelle</h3> <p>La compétence et la responsabilité d'assurer la régénération de la forêt incombent en principe aux cantons. &nbsp;Conformément à la loi sur la chasse et à la loi sur les forêts, c'est à eux qu'il appartient de réguler la population de gibier, l'objectif étant de préserver la forêt et d'assurer sa régénération naturelle avec des essences adaptées aux conditions locales. Cela doit être réglé sans mesures de protection pour les arbres&nbsp;; lorsque cela n'est pas possible, des mesures doivent être prises pour prévenir d'éventuels dommages.</p> <h3>Conflit entre l'être humain et l'animal</h3> <p>Si l'abroutissement des arbres pose problème, c'est parce qu'il ralentit la régénération de la forêt. Les chevreuils sont régulièrement accusés d'endommager les arbres en les grignotant. Ce conflit est encore plus marqué dans le domaine de la sylviculture&nbsp;: dès lors que les forêts font l'objet d'une exploitation économique, l'abroutissement n'est pas le bienvenu. L'idéal dans ce cas serait une forêt complètement dépourvue d'animaux sauvages qui grignotent les arbres.&nbsp;&nbsp;Mais ce n'est pas si simple. Stefan Engler (Centre) en est conscient&nbsp;: «&nbsp;Vouloir expliquer à la population que la chasse est nécessaire pour lutter contre les nuisibles ne peut que conduire à des conflits d'objectifs irréconciliables, non seulement en ce qui concerne la forêt et le gibier, mais aussi avec la population, qui est tout à fait réceptive aux arguments de protection des animaux sur cette question.&nbsp;»<sup>5</sup></p> <h3>Pourquoi l'abroutissement existe-t-il ?</h3> <p>L'abroutissement est un problème causé par l'être humain. En effet, les cerfs et les chevreuils, qui sont responsables d'une grande partie de l'abroutissement, sont contraints de quitter leur habitat naturel pour échapper à la chasse. Les chevreuils, par exemple, vivent en principe dans des espaces ouverts, mais ils se sont désormais retirés à l'abri de la forêt. Comme ils y trouvent très peu d'herbe, ils doivent chercher d'autres sources de nourriture.<sup>6</sup> Des chercheur-euse-s ont constaté que les animaux sauvages avaient encore plus tendance à se retirer dans la forêt pendant la saison de la chasse.<sup>7</sup> En outre, la chasse a une grande influence sur les comportements reproductifs&nbsp;: dans 173 cas sur 178 (soit dans 97,2&nbsp;% des cas), des chercheur-euse-s ont observé des changements tels qu'une reproduction précoce.<sup>8</sup> Dans ce contexte, rien d'étonnant à ce que le problème de l'abroutissement n'ait pas pu être résolu par une chasse encore plus intensive des animaux sauvages (en 1970, 26'111&nbsp;chevreuils ont été tués, contre 43'418 en 20218).<sup>9</sup></p> <h3>Plus d'informations</h3> <ul> <li><a href="https://www.swissveg.ch/jagd-notwendig?language=de">La chasse est-elle vraiment nécessaire&nbsp;?</a></li> </ul> <h2>&nbsp;</h2> <h2>Autres nouvelles de la session d'été</h2> <h3>Pas d'obligation de déclaration pour les peaux de reptiles</h3> <p>La motion «&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20193200" rel=" noopener" target="_blank">Obligation de déclarer les peaux de reptiles</a>&nbsp;» de Martina Munz (PS) demandait une obligation de déclaration pour les peaux de reptiles et les produits qui en sont issus, par analogie avec l'ordonnance existante sur la déclaration des fourrures. Cette dernière est toutefois mise en&nbsp;œuvre&nbsp;de façon lacunaire, comme l'a montré le rapport sur les contrôles de la déclaration des fourrures réalisés en 2021/2022&nbsp;: dans deux tiers des points de vente contrôlés, l’OSAV a contesté les déclarations en raison d’informations erronées ou manquantes.<sup>10</sup> Après avoir été approuvée par le Conseil national en mars 2021 par 110&nbsp;voix contre 18 et 4&nbsp;abstentions, la motion sur l'obligation de déclarer les peaux de reptiles a maintenant été rejetée par le Conseil des Etats par 28&nbsp;voix contre 12 et 4&nbsp;abstentions. Le Parlement a ainsi manqué une nouvelle occasion de faire passer un message positif en faveur de la protection des animaux.</p> <h3>Pas de déclaration pour les produits à base de noix de coco issus de la cruauté envers les singes</h3> <p>La motion «<a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20204232" rel=" noopener" tabindex="-1" target="_blank">Mettre en place une déclaration de provenance pour les produits à base de noix de coco cueillies par des singes</a>» de Meret Schneider (Verts) demande l'introduction d'une déclaration obligatoire pour les produits à base de noix de coco&nbsp;dont la fabrication implique l'intervention de singes. Dans des conditions déplorables, de jeunes singes sont arrachés à leur famille en Thaïlande, et ce souvent de manière illégale. Ils alors sont enchaînés et entraînés sous la contrainte à cueillir des noix de coco.<sup>11</sup>&nbsp;Heureusement, toutes les noix de coco ne sont pas cueillies de cette manière. L'auteure de la motion demande donc l'introduction d'une déclaration obligatoire afin de garantir la transparence pour les consommateur-ice-s. Après avoir été adoptée de très peu par le Conseil national en septembre 2022, par 92&nbsp;voix contre 91 et 5&nbsp;abstentions, la motion a été rejetée par le Conseil des États lors de cette session, par 19&nbsp;voix contre 13 et 1&nbsp;abstention.</p> <h3>Pas d'interdiction d'importation pour le foie gras</h3> <p>Après l'adoption de la motion «&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20203021" rel=" noopener" tabindex="-1" target="_blank">Interdire l'importation du foie gras</a>&nbsp;» de Martin Haab (UDC) par le Conseil national en février&nbsp;2022 à 119&nbsp;voix contre 61 et 9&nbsp;abstentions, le Conseil des États l'a finalement rejetée de peu&nbsp;: avec un résultat de 18&nbsp;voix contre 18, c'est la voix prépondérante de la présidente du Conseil Brigitte Häberli-Koller (Centre) qui a tranché en faveur d'un rejet. Le Conseil des États rejette donc la motion dans sa version originale, mais il demande que le Conseil fédéral édicte une obligation de déclaration pour le foie gras. La motion modifiée retourne maintenant au Conseil national, qui décidera d'introduire ou non d'une telle obligation de déclaration.</p> <p>Une fois encore, le Parlement rate une occasion de faire progresser la protection des animaux. La production de foie gras est interdite en Suisse&nbsp;; pourquoi son importation devrait-elle être autorisée&nbsp;? Est-ce simplement parce que, comme le fait valoir la majorité de la CSEC-E, cela porterait atteinte à une tradition culinaire fortement ancrée dans la société&nbsp;? Cet argument pèse bien peu dans la balance par rapport aux souffrances infligées aux animaux pour la production de foie gras, alors même qu'il existe des alternatives végétaliennes à ce produit. Mais tout espoir n'est pas perdu&nbsp;: l'Alliance Animale Suisse est actuellement en train de récolter des signatures pour son initiative «&nbsp;<a href="https://stopfleber-initiative.ch/" rel=" noopener" tabindex="-1" target="_blank">Oui à l'interdiction d'importer du foie gras</a>&nbsp;». Espérons que la population décidera bientôt de mettre un terme à cette pratique cruelle envers les animaux.</p> </div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 <a href="https://www.zh.ch/de/umwelt-tiere/umweltschutz/umweltbericht/umweltbericht-ernaehrung.html" rel=" noopener" target="_blank">Umweltbericht Zürich</a>, 2022 (en allemand)</p> <p>2 <a href="https://static1.squarespace.com/static/5f462d8d0b04df7da032a9bd/t/62252df0cc7bb27d653085a4/1646603770769/The+Power+of+People+-+The+JUMP.pdf" rel=" noopener" target="_blank">Étude de The Jump</a>, 2022 (en anglais)</p> <p>3 <a href="https://www.fibl.org/de/infothek/meldung/neue-fibl-studie-zum-thema-klima-und-ernaehrung-veroeffentlicht" rel=" noopener" target="_blank">Étude du FiBL sur le climat et l'alimentation</a>, 2021 (en allemand)</p> <p>4 Poore, J. und Nemecek, P., 2018. Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers, Science (en anglais)</p> <p>5&nbsp;Intervention de Stefan Engler au <a href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=61129" rel=" noopener" target="_blank">cours du débat</a>.</p> <p>6&nbsp;<a href="https://www.quarks.de/umwelt/tierwelt/warum-sich-die-jagd-in-deutschland-veraendern-muss/" rel=" noopener" target="_blank">Article sur la chasse en Allemagne</a>, quarks.de, 2021 (en allemand)</p> <p>7 Bonnot N. et al., 2013.&nbsp;<a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s10344-012-0665-8" rel=" noopener" target="_blank">Habitat use under predation risk: hunting, roads and human dwellings influence the spatial behaviour of roe deer</a>, Springer (en anglais)</p> <p>8 Darimont C. et al., 2009. <a href="https://www.pnas.org/doi/epdf/10.1073/pnas.0809235106" rel=" noopener" target="_blank">Human predators outpace other agents of traitchange in the wild</a>, PNAS (en anglais)</p> <p>9&nbsp;<a href="https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiken/land-forstwirtschaft/jagd-fischerei-fischzucht/jagd.html" rel=" noopener" target="_blank">Statistique fédérale de la chasse</a>, 2021</p> <p>10&nbsp;<a href="https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/dokumentation/nsb-news-list.msg-id-90688.html" rel=" noopener" target="_blank">La déclaration de la provenance et de l’origine des fourrures reste lacunaire</a></p> <p>11&nbsp;<a href="https://www.code-animal.com/la-noix-de-coco-lenvers-du-decor-lenfer-des-singes/" rel=" noopener" target="_blank">La noix de coco, l’envers du décor : un enfer pour les singes</a></p> <p>&nbsp;</p> </div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul> <li><a href="https://www.swissveg.ch/sessions?language=fr">Informations générales sur les sessions</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/session-printemps-2023?language=fr">Session de printemps 2023</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/session-hiver-2022?language=fr">Session d'hiver&nbsp;2022</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/session_automne_2022?language=fr">Session d'automne&nbsp;2022</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/rapport-agricole-2022?language=fr">Synthèse de l'orientation future de la politique agricole</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/politique?language=fr">Activités politiques de Swissveg</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr">La politique suisse et ses contradictions</a></li> </ul> </div> Tue, 30 May 2023 06:57:04 +0000 Bettina 3987 at https://www.swissveg.ch Frühlingssession 2023 https://www.swissveg.ch/de/fruehlingssession-2023?language=fr <span>Session de printemps 2023</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>22. février 2023 - 10:48</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Lors des sessions parlementaires, diverses thématiques sont discutées par le Conseil des États et le Conseil national. Nous vous informons sur les principaux sujets abordés et vous présentons un résumé des résultats. La session de printemps 2023 se déroulera du lundi 27 février au vendredi 17 mars.</p> <h2>Des contacts sociaux pour les ânes, les mulets et les bardots</h2> <p>Les ânes, les mulets, les bardots et les chevaux sont des animaux sociaux qui vivent en troupeau. Conformément à la législation sur la protection des animaux, ils doivent donc pouvoir être en contact visuel, auditif et olfactif avec un semblable. Or, les ânes et les chevaux ont un comportement très différent les uns des autres. C’est pourquoi Anna Giacometti (PLR) a déposé une motion intitulée <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223952" rel=" noopener" target="_blank">« Tenir compte des caractéristiques spécifiques des ânes, des mulets et des bardots dans l’ordonnance sur la protection des animaux »</a>, qui précise que les chevaux ne peuvent pas servir de partenaires sociaux de remplacement aux ânes. Le Conseil national a accepté cette motion par 99 contre 75 voix (dont 9 abstentions). L’ordonnance sur la protection des animaux doit donc être adaptée en conséquences. La motion devra maintenant passer devant le Conseil des États</p> <h2>« Viande suisse »&nbsp;: un peu de Suisse, beaucoup de l'étranger</h2> <p>La motion de Felix Wettstein (Verts) <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20213037" rel=" noopener" target="_blank">«&nbsp;Des fourrages majoritairement locaux pour que la viande et les oeufs soient labellisés "suisses"&nbsp;»</a>&nbsp;a été <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=59728" rel=" noopener" target="_blank">rejetée</a> par le Conseil national. L'auteur de la motion demandait une adaptation des indications de provenance&nbsp;: la motion exigeait que les produits animaux ne puissent plus être qualifiés de «&nbsp;suisses&nbsp;» que si les animaux étaient nourris avec des aliments produits en Suisse. Ainsi, pour utiliser l'appellation «&nbsp;viande suisse&nbsp;», il n'aurait plus suffi que l'animal passe la majeure partie de sa vie sur le territoire suisse ou dans les enclaves douanières – comme c'est le cas aujourd'hui –, mais il aurait aussi fallu que l'animal soit nourri avec du fourrage indigène. L'auteur de la motion soulignait notamment que, si les consommateur-ice-s considèrent qu'un produit suisse présente un avantage écologique par rapport aux produits importés, ce n'est pourtant pas le cas dans la pratique actuelle. En effet, une grande partie de l'alimentation animale repose sur des matières fourragères importées. Près de 60&nbsp;% des terres arables suisses servent à cultiver de la nourriture pour animaux. En parallèle, la culture du fourrage importé en Suisse nécessite 200&nbsp;000 hectares de terres arables supplémentaires.<span class="fussnotenlink">1</span> Dans de telles conditions, la vente de produits «&nbsp;suisses&nbsp;», encouragée par des millions de francs d'impôts, n'a guère de sens. Swissveg salue cette motion, qui aurait enfin révélé à quel point la Suisse dépend de l'étranger pour conserver un cheptel bien trop important.</p> <h2>Renforcer la production de légumes locaux</h2> <p>Afin de soutenir la production maraîchère locale, la plupart des légumes produits en Suisse bénéficient d'une protection douanière. Dans ce contexte, la Suisse applique un système en deux phases&nbsp;: il existe une période administrée et une période non administrée. Pendant la période administrée, les légumes suisses sont protégés par des droits de douane, ce qui permet de réguler l'importation de légumes étrangers. Avant et après cette phase de protection, les légumes locaux doivent faire face à la concurrence des légumes bon marché provenant de l'étranger. Bien que les périodes concernées aient changé en raison des changements climatiques et des progrès techniques, les phases administrées n'ont pas été adaptées ces dernières années. Conséquence&nbsp;: des légumes indigènes prêts à être consommés ont dû être détruits à plusieurs reprises.<span class="fussnotenlink">2</span> La motion&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/de/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223928" rel=" noopener" target="_blank">«&nbsp;Renforcer la production maraîchère indigène&nbsp;»</a> de Werner Salzmann (UDC) demande donc une adaptation des phases effectivement administrées. Une adaptation des phases ainsi que, dans un deuxième temps, une répartition plus judicieuse des subventions contribueraient, du point de vue de Swissveg, à favoriser la production de denrées alimentaires destinées à l'alimentation humaine directe – et donc à augmenter le taux d'autosuffisance net de la Suisse.&nbsp;Après avoir été adoptée par le Conseil des États en 2022, la motion a également été <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=59721" rel=" noopener" target="_blank">acceptée</a> par le Conseil national avec une légère modification.</p> <h2>Une base légale pour les subventions nuisibles</h2> <p>La motion&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20224596" rel=" noopener" target="_blank">«&nbsp;Pas de nouvelles subventions nuisibles à la biodiversité et au climat&nbsp;»</a>&nbsp;de Céline Vara (Verts) demande une base légale pour la réglementation des subventions nuisibles. Les nouvelles subventions ainsi que les modifications apportées aux subventions existantes doivent être évaluées en fonction de leur impact sur la biodiversité et le climat.&nbsp;Leurs effets doivent être surveillés au moyen d'un monitoring et vérifiés périodiquement. En outre, des mesures doivent être élaborées afin d'éliminer ou de réduire les subventions nocives. Le Conseil des États a transmis la motion à la commission compétente afin qu'elle consulte le Conseil fédéral sur les étapes déjà planifiées, comme l'évaluation globale de l'impact des subventions sur la biodiversité, prévue pour fin 2024. En effet, une étude déjà réalisée montre que de nombreuses subventions donnent de mauvaises incitations.</p> <h3>Utilisation des subventions absolument inefficace</h3> <p>En juin 2022, le Conseil fédéral a chargé l'administration fédérale d'étudier l'impact de huit subventions sur la biodiversité. Le rapport est en attente. Pourtant, une étude menée en 2020 par l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage a déjà relevé 160&nbsp;subventions qui donnent de mauvaises incitations et ont un impact négatif sur la biodiversité. Cette situation est en soi déjà très problématique. Mais ce n'est pas tout&nbsp;: bien qu'elle investisse dans la protection du climat et dans des stratégies pour une alimentation saine, la Confédération encourage, à renfort de subventions, des pratiques diamétralement opposées à ces objectifs (voir&nbsp;<a href="https://www.swissveg.ch/subventionnement_vs_couts_reels?language=fr">«&nbsp;Subventionnement vs coûts réels&nbsp;»</a> ou&nbsp;<a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr">« Santé vs promotion des aliments carnés »</a>). Sur les quelque 40&nbsp;milliards de francs de subventions quantifiés dans l'étude, 15 milliards (39&nbsp;%) ont un impact totalement négatif sur la biodiversité. 19&nbsp;milliards de francs supplémentaires (47&nbsp;%) portent partiellement préjudice à la biodiversité et 6&nbsp;milliards (14&nbsp;%) y portent préjudice en fonction de leur mise en œuvre. En parallèle, 520&nbsp;millions à 1,1&nbsp;milliard de francs (selon les calculs) sont dépensés chaque année pour la promotion de la biodiversité.<span class="fussnotenlink">3</span></p> <h3>Des scientifiques demandent la suppression de certaines subventions</h3> <p>Les auteur-ice-s de l'étude parviennent notamment à la conclusion suivante en ce qui concerne les subventions allouées à la viande et aux œufs&nbsp;:</p> <p class="zitat">La promotion des ventes de viande et d'œufs représente environ 2&nbsp;pour mille des dépenses fédérales en matière d'agriculture. Même si la somme allouée est faible, elle est susceptible de stimuler la demande de viande et d'œufs. L'impact de cette promotion des ventes sur la biodiversité est difficile à évaluer. Toutefois, cette promotion n'est guère justifiable, car la production de viande et d'œufs est déjà soutenue par d'autres instruments, et elle est incohérente par rapport à la politique de santé et aux recommandations alimentaires de la Confédération (OFAG, 2017). Par conséquent, cette subvention devrait être supprimée. Afin de ne pas exporter les dommages écologiques en augmentant les importations de viande, on pourrait en même temps augmenter les exigences écologiques pour les viandes importées.<span class="fussnotenlink"><font color="#333333"><span style="font-size: 10px;">4</span></font></span></p> <p>Selon les scientifiques, la promotion du lait ainsi que les subventions dédiées à l'administration de la production et de la transformation du lait devraient également être supprimées sans être remplacées.<span class="fussnotenlink"><font color="#333333"><span style="font-size: 10px;">5</span></font>&nbsp;</span>D'autres incitations financières, comme le supplément pour le lait transformé en fromage, devraient au moins être liées à des critères de promotion de la biodiversité, comme par exemple une «&nbsp;quantité réduite d'aliments et d'engrais étrangers à l'exploitation&nbsp;».<span class="fussnotenlink"><font color="#333333"><span style="font-size: 10px;">6</span></font></span></p> <h3>Cessons ces contradictions</h3> <p>La politique de subventionnement est un système complexe qui s'est éloigné de son objectif initial&nbsp;: aider financièrement l'agriculture à garantir un degré d'autosuffisance aussi élevé que possible. À l'heure actuelle, en plus d'afficher un taux d'auto-approvisionnement bas, la Suisse ne peut nourrir qu'environ 50&nbsp;% de sa population sans importations. Quant à ses objectifs en matière de préservation de la biodiversité et de protection du climat, ils sont aujourd'hui plus importants que jamais. C'est pourquoi Swissveg demande qu'il soit&nbsp;<a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr">mis un terme à ces contradictions</a>&nbsp;! Nous sommes favorables à l'établissement d'une base légale pour la gestion des subventions nuisibles. Les subventions doivent être adaptées à de nouveaux critères afin d'éviter que de l'argent ne soit dépensé pour la promotion de la biodiversité et de la santé publique alors que, dans le même temps, des sommes encore plus importantes servent à financer des pratiques hautement préjudiciables à ces égards.</p> <h2>Qu'en est-il de l'AP22+ ?</h2> <p>Lors de la&nbsp;<a href="https://www.swissveg.ch/session-hiver-2022?language=fr">session d'hiver 2022</a>, les négociations en matière de politique agricole se sont mal déroulées&nbsp;: il a été décidé de justesse que l'objectif de réduction des pertes d'éléments fertilisants serait revu à la baisse. Cela signifie que les pertes d'azote et de phosphore ne devront pas être réduites autant que prévu. En ce qui concerne la PA22+, le Conseil des États s'est opposé à tout progrès en matière de protection du climat et des animaux.</p> <p>Le Conseil national a maintenant emboîté le pas au Conseil des États à une large majorité, et aucun objectif climatique concret n'a été inscrit dans la loi sur l'agriculture. Le bien-être des animaux n'a pas non plus fait l'objet d'une attention particulière. La loi sur l'agriculture ne prévoit donc pas de réduction des gaz à effet de serre ni de meilleures conditions de vie pour les animaux. Une vingtaine de propositions minoritaires déposées par les Verts, le PS et le PVL sur des questions liées à la protection du climat et des animaux ont été rejetées ; la promotion des ventes ne devra pas tenir compte d'une production respectueuse du climat et des animaux. La limitation de la promotion des ventes aux produits végétaux s'est également soldée par un échec au Conseil national. Après le rejet de la motion sur les vaches à cornes lors de la <a href="https://www.swissveg.ch/session_automne_2022?language=fr" title="Session d'automne 2022">session d'automne 2022</a>, cette demande a été remise sur la table dans le cadre de la PA22+ et a de nouveau été rejetée. Swissveg regrette que l'occasion n'ait pas été saisie d'entreprendre les réformes nécessaires en matière de politique agricole. Nous continuerons donc à nous engager pour faire évoluer les conditions-cadres, y compris au niveau politique, en vue d'augmenter la part d'aliments végétaux cultivés directement pour la consommation humaine.</p> <p>Et maintenant&nbsp;? Ces décisions constituent la deuxième étape de la PA22+. La prochaine étape sera une réforme plus approfondie à partir de 2030.</p> </div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 <a href="https://www.greenpeace.ch/static/planet4-switzerland-stateless/2021/02/cfe9ea4c-gp_futtermittelreport_20210131_fr_einzelseiten.pdf" rel=" noopener" target="_blank" title="L'arnaque du fourrage">« L'arnaque du fourrage »</a>, 2021, Greenpeace</p> <p>2&nbsp;<a href="https://www.infosperber.ch/wirtschaft/dutzende-tonnen-von-schweizer-gemuese-vernichtet/ " rel=" noopener" target="_blank">«Dutzende Tonnen von Schweizer Gemüse vernichtet»</a>, 2021, Infosperber</p> <p>3&nbsp;<a href="https://www.wsl.ch/fileadmin/user_upload/WSL/Projekte/2_Auflage_Grundlagenbericht_Biodiversitaetsschaedigende_Subventionen_Schweiz_2020_WSL_Forum_Biodiversitaet_Schweiz_Maerz.pdf" rel=" noopener" target="_blank">Biodiversitätsschädigende Subventionen in der Schweiz</a>, 2020, Projekt der Forschungsanstalt für Wald, Schnee und Landschaft, p. 3. <a href="https://www.wsl.ch/fileadmin/user_upload/WSL/Projekte/biodiversitaetsrelevante_fehlanreize_111/Factsheet_Subventionen_F.pdf" rel=" noopener" target="_blank" title="Factsheet FR">Voir résumé en français ici</a>.</p> <p>4&nbsp;<a href="https://www.wsl.ch/fileadmin/user_upload/WSL/Projekte/2_Auflage_Grundlagenbericht_Biodiversitaetsschaedigende_Subventionen_Schweiz_2020_WSL_Forum_Biodiversitaet_Schweiz_Maerz.pdf" rel=" noopener" target="_blank">Biodiversitätsschädigende Subventionen in der Schweiz</a>, 2020, Projekt der Forschungsanstalt für Wald, Schnee und Landschaft, p. 75.&nbsp;<a href="https://www.wsl.ch/fileadmin/user_upload/WSL/Projekte/biodiversitaetsrelevante_fehlanreize_111/Factsheet_Subventionen_F.pdf" rel=" noopener" target="_blank" title="Factsheet FR">Voir résumé en français ici</a>.</p> <p>5&nbsp;<a href="https://www.wsl.ch/fileadmin/user_upload/WSL/Projekte/2_Auflage_Grundlagenbericht_Biodiversitaetsschaedigende_Subventionen_Schweiz_2020_WSL_Forum_Biodiversitaet_Schweiz_Maerz.pdf" rel=" noopener" target="_blank">Biodiversitätsschädigende Subventionen in der Schweiz</a>, 2020, Projekt der Forschungsanstalt für Wald, Schnee und Landschaft, p. 79.&nbsp;<a href="https://www.wsl.ch/fileadmin/user_upload/WSL/Projekte/biodiversitaetsrelevante_fehlanreize_111/Factsheet_Subventionen_F.pdf" rel=" noopener" target="_blank" title="Factsheet FR">Voir résumé en français ici</a>.</p> <p>6&nbsp;<a href="https://www.wsl.ch/fileadmin/user_upload/WSL/Projekte/2_Auflage_Grundlagenbericht_Biodiversitaetsschaedigende_Subventionen_Schweiz_2020_WSL_Forum_Biodiversitaet_Schweiz_Maerz.pdf" rel=" noopener" target="_blank">Biodiversitätsschädigende Subventionen in der Schweiz</a>, 2020, Projekt der Forschungsanstalt für Wald, Schnee und Landschaft, p. 71.&nbsp;<a href="https://www.wsl.ch/fileadmin/user_upload/WSL/Projekte/biodiversitaetsrelevante_fehlanreize_111/Factsheet_Subventionen_F.pdf" rel=" noopener" target="_blank" title="Factsheet FR">Voir résumé en français ici</a>.</p> </div></div> <div class="title-weitere-infos"> Weitere Infos </div><div class="item"> <ul> <li><a href="https://www.swissveg.ch/session-hiver-2022?language=fr">Session d'hiver 2022</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/session_automne_2022?language=fr">Session d'automne 2022</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/2022_06_session_ete_2022?language=fr">Session d'été 2022</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/rapport-agricole-2022?language=fr">Résumé de l'orientation future de la politique agricole</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/politique?language=fr">Activité politique de Swissveg</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr">La politique suisse et ses contradictions</a></li> <li>Contradiction <a href="https://www.swissveg.ch/subventionnement_vs_couts_reels?language=fr" tabindex="-1">«&nbsp;Subventionnement vs coûts réels&nbsp;»</a>, septembre 2022</li> <li>Contradiction&nbsp;<a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr#widerspruch-1">«&nbsp;Santé vs promotion des aliments carnés&nbsp;»</a>, août 2022</li> <li>Article de blog&nbsp;<a href="https://www.swissveg.ch/2021_08_publicite_pour_viande_interdite?language=fr" tabindex="-1">«&nbsp;La publicité pour la viande bientôt interdite ?&nbsp;»</a>, août 2021</li> </ul> </div> Fri, 17 Feb 2023 10:40:39 +0000 Bettina 3951 at https://www.swissveg.ch Empfindungsfähige Wesen: Ist es ok, Insekten zu essen? https://www.swissveg.ch/de/bewusstsein-insekten?language=fr <span>Êtres sensibles : est-ce acceptable de manger des insectes ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>31. janvier 2023 - 10:53</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">L'autorisation d'une nouvelle poudre de grillons domestiques sur le marché européen soulève une fois de plus la question de savoir s'il est moralement acceptable de manger des insectes. En effet, s'il est évident pour la plupart d'entre nous que les cerfs, les chats et les dauphins sont des êtres sensibles dotés d'une conscience, qu'en est-il des fourmis, des abeilles et des grillons&nbsp;? Et en quoi cela influence-t-il notre comportement à leur égard&nbsp;?</p> <h2>Pourquoi la sensibilité et la conscience sont-elles si importantes&nbsp;?</h2> <p>Les insectes sont souvent considérés –&nbsp;<a href="https://www.swissveg.ch/insectes?language=fr" title="Insectes">à tort</a>&nbsp;– comme une alternative à la viande riche en protéines et respectueuse de l'environnement. Toutefois, lorsqu'il s'agit de consommation d'insectes, un point fondamental est souvent occulté&nbsp;: Est-il moralement acceptable de manger des insectes&nbsp;? Et comment s'y prendre pour répondre à cette question&nbsp;? En général, pour déterminer la manière nous devons traiter les animaux non humains, nous nous interrogerons sur leur conscience ou sur leur sensibilité. Dans ce contexte, le terme «&nbsp;conscience&nbsp;» signifie qu'un animal est capable de vivre des expériences. C'est ce qui oppose une pierre et une vache, par exemple. Seuls les êtres capables de vivre des expériences peuvent subir des préjudices. Si l'on jette une pierre contre un mur et qu'elle se casse en deux, cela ne la dérange pas. Mais un animal doté d'une conscience et d'une sensibilité, c'est-à-dire capable de ressentir des émotions positives et négatives, n'apprécierait pas d'être jeté contre un mur. Il ressentirait de la douleur.</p> <p>La conscience, et la sensibilité en particulier, jouent un rôle essentiel dans nos rapports avec les animaux non humains. Si l'on frappe un animal et qu'il s'enfuit, il ne s'agit pas simplement d'une réponse à un stimulus (point de vue comportementaliste) – l'animal perçoit le coup, ce qui déclenche en lui une certaine sensation, à savoir la douleur (point de vue cognitiviste). Cette douleur est ressentie comme négative. Le fait que l'animal perçoive cette douleur est déterminant pour la manière dont nous le traitons, car lui infliger de la douleur équivaut à lui causer un préjudice. Si nous partons du principe que nos actions ne doivent pas nuire à autrui, nous devons faire attention aux conséquences de nos actes, notamment sur les animaux doués de sensibilité. En d'autres termes&nbsp;:&nbsp; <strong>si un animal est doué de sensibilité, il doit être considéré d'un point de vue éthique et traité de manière appropriée.</strong></p> <h2>Quels sont les critères déterminant la conscience&nbsp;?</h2> <p>Les chercheuses et chercheurs qui s'intéressent à la présence de la conscience et à la faculté de ressentir douleur et plaisir se focalisent sur différentes disciplines. L'une d'entre elles est la <strong>biologie comportementale </strong>(éthologie). En observant le comportement des animaux dans certaines situations et en comparant ces connaissances avec celles dont nous disposons déjà, nous pouvons en apprendre toujours plus sur les animaux. Ainsi, certains comportements extrêmement complexes s'expliquent souvent par le fait que l'animal en question dispose d'une conscience complexe.</p> <p>La <strong>physiologie</strong> aussi joue un rôle clé dans ces recherches. Le système nerveux central est particulièrement important à cet égard. Les scientifiques n'ont pas encore découvert à quel moment la conscience est apparue au cours de l'évolution. Mais comme tous les animaux qui possèdent un système nerveux central développé jusqu'à un certain point semblent être dotés d'une conscience, celui-ci est considéré comme un indice de conscience. D'autres structures physiologiques font également l'objet de recherches dans cette optique.</p> <p>Enfin, le <strong>développement évolutif</strong> est également pris en compte. Dans ce cadre, l'animal est plutôt considéré comme conscient s'il est proche d'un autre animal doté de conscience au regard de l'arbre phylogénétique.</p> <h2>Les insectes sont-ils dotés de conscience&nbsp;?</h2> <p>Les insectes sont la classe d'animaux la plus diversifiée. Il n'est donc pas surprenant que les différences entre les nombreux types d'insectes soient considérables. Par ailleurs, à bien des égards, les insectes se distinguent fortement des êtres humains. En effet, les critères de conscience décrits ci-dessus révèlent une lacune importante. Nous, les humains, savons comment nous nous comportons et quelles sont nos sensations. Quelles sont les structures physiologiques qui nous sous-tendent. Et où nous en sommes sur le plan de l'évolution. Grâce à la science systématique et comparative, nous pouvons ainsi approfondir continuellement nos connaissances sur les autres animaux. Le problème est que plus un animal est différent de nous, plus il nous est difficile d'étudier son comportement et sa physiologie, et moins son développement évolutif est significatif.</p> <p>La physiologie des insectes n'est pas très révélatrice&nbsp;: ils possèdent certes un système nerveux central, qui comprend un cerveau, mais celui-ci est petit et peu complexe. &nbsp;Pour ce qui est de leur comportement, il existe de grandes différences. Les abeilles, par exemple, ont un comportement si complexe que les chercheuses et les chercheurs soupçonnent l'existence d'une conscience chez ces insectes. Cependant, comme les différences physiologiques sont minimes entre les diverses espèces, on peut supposer que <strong>&nbsp;tous les insectes sont dotés d'une conscience plus ou moins simple</strong>.<span class="fussnotenlink">1</span></p> <p>La question de la sensibilité des différentes espèces d'insectes n'est donc pas encore définitivement résolue. &nbsp;Une consommation croissante d'insectes soulève toutefois d'autres questions éthiques&nbsp;: Pourquoi des millions d'animaux devraient-ils être tués pour notre usage&nbsp;? Et comment devraient-ils être élevés&nbsp;? En effet, la loi sur la protection des animaux en Suisse protège principalement les vertébrés, les crustacés et les céphalopodes. Dans tous les cas,&nbsp;<strong>d'un point de vue éthique, il vaut mieux renoncer à la consommation d'insectes, car l'alimentation purement végétale reste le régime alimentaire le plus acceptable moralement. </strong>Et heureusement, il est aujourd'hui possible de suivre un tel régime sans aucun problème.</p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>Plus d'informations</strong></p> <p>&nbsp;</p> <ul> <li><a href="https://www.swissveg.ch/insectes?language=fr" title="Insectes">Pourquoi les insectes dans l'alimentation ne sont pas une solution</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/disparition_insectes?language=fr" title="Disparition des insectes">Les insectes, des animaux d'élevage oubliés</a></li> </ul> </div> <div class="fussnoten"> <div class="item"> <p>1 Animal Ethics, <a href="https://www.animal-ethics.org/welche-wesen-haben-ein-bewusstsein/">Welche Wesen verfügen über ein Bewusstsein?</a>&nbsp;(en allemand)</p> </div></div> Fri, 27 Jan 2023 08:28:04 +0000 Bettina 3943 at https://www.swissveg.ch Wintersession 2022 https://www.swissveg.ch/de/wintersession-2022?language=fr <span>Session d&#039;hiver 2022</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>25. novembre 2022 - 10:10</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p>Lors des sessions parlementaires, diverses thématiques sont discutées par le Conseil des États et le Conseil national. Nous vous informons sur les principaux sujets abordés et vous présentons un résumé des résultats. La session d'hiver 2022 se déroulera du lundi 28&nbsp;novembre au vendredi 16&nbsp;décembre.</p> <h2>La population de loups peut être régulée à titre préventif</h2> <p>En 2020, le peuple a rejeté une révision de la loi sur la chasse qui demandait un assouplissement des conditions d'abattage des loups. L'initiative parlementaire «&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20210502" rel=" noopener" target="_blank">L'augmentation des populations de loups devient incontrôlable. Sans possibilité de régulation, elle menace l'agriculture</a>&nbsp;», adoptée par le Conseil des États lors de la <a href="https://www.swissveg.ch/session_automne_2022?language=fr">session d'automne</a> et par le Conseil national lors de la session d'hiver, vise précisément à mettre en œuvre ce qui avait été rejeté à l'époque&nbsp;: une révision partielle de la loi sur la chasse visant à assouplir les règles en vigueur en matière de protection du loup.</p> <h3>Tirs préventifs désormais autorisés</h3> <p>Dès qu'il est question de protection du loup, les débats se focalisent souvent sur l'image d'un loup méchant et dangereux. Pourtant, si l'on s'en tient aux chiffres, les grands prédateurs n'ont causé que <a href="https://www.srf.ch/radio-srf-1/der-wolf-in-der-schweiz-schonfrist-vorbei-sollen-woelfe-praeventiv-abgeschossen-werden" rel=" noopener" target="_blank">6&nbsp;% des décès</a> survenus pendant l'estivage en 2021. Indépendamment de cet état de fait, les loups devraient désormais pouvoir être abattus non seulement après avoir causé des dégâts, mais aussi en amont, afin de prévenir d'éventuels dommages. Il sera ainsi possible de réguler les effectifs de loups sur une période donnée, du 1er&nbsp;septembre au 31&nbsp;décembre.</p> <h3>Informer au lieu de faire peur</h3> <p>Si le débat avait porté davantage sur les faits plutôt que sur la présentation du loup comme un être avide de destruction, le résultat aurait sans doute été différent. Comme le montre un <a href="https://www.protectiondestroupeaux.ch/fileadmin/doc/Berichte/Kora/KORA_Bericht_UEbergriffe_auf_Nutztiere.pdf" rel=" noopener" target="_blank">rapport</a> de la fondation KORA, les dommages causés par les loups et les autres grands prédateurs sont plus fréquents dans les endroits où de nombreux animaux de rente paissent librement. En parallèle, «&nbsp;une forte densité de proies sauvages peut réduire la probabilité de dommages&nbsp;». Cela permettrait également de protéger la forêt de l'abroutissement et de réduire l'impact de la chasse sur l'équilibre écologique.</p> <h3>Occasion manquée</h3> <p>Swissveg n'est pas d'accord avec cette décision. Au lieu de discuter de manière constructive de la cohabitation entre les grands prédateurs et les hommes, c'est une fois de plus l'homme et ses intérêts économiques qui ont pris le pas sur la protection des animaux et la biodiversité.</p> <h2>Le commerce de chiots maltraités doit être stoppé</h2> <p>À la suite du Conseil national, le Conseil des États a adopté la motion de Martina Munz (PS/SH) «&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20214622 " rel=" noopener" target="_blank">Mettre fin au commerce de chiots maltraités</a>&nbsp;» sans aucune opposition. La motion demande au Conseil fédéral d'édicter des dispositions contraignantes afin de permettre aux autorités concernées d'agir rapidement. Concrètement, il s'agit de faciliter l'échange d'informations et de données avec les autorités étrangères afin de mettre fin à l'importation de chiots maltraités. En effet, à l'heure actuelle, la transmission de données n'est possible que si une demande d'assistance administrative a été déposée auprès de la Suisse. Il s'agit d'une procédure compliquée et beaucoup trop longue pour pouvoir agir rapidement contre le commerce illégal de chiots. Il appartient maintenant à la Confédération et aux cantons de s'attaquer au problème du commerce de chiots maltraités.</p> <h2>Orientation future de la politique agricole, pertes d'éléments fertilisants et surfaces de promotion de la biodiversité</h2> <p>Plusieurs motions (voir liste ci-dessous) relatives à la politique agricole ont été discutées lors de la session d'hiver. Les thématiques abordées ont été l'orientation future de la politique agricole (PA22+), la réduction des pertes d'éléments fertilisants et les surfaces de promotion de la biodiversité. Et la désillusion est grande face aux résultats.</p> <h3>Déception vis-à-vis des objectifs de réduction des pertes d'éléments fertilisants</h3> <p>Le plus grand revers a sans doute été l'adoption de justesse de la motion de Johanna Gapany (PLR/FR), intitulée «&nbsp;<a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223795" rel=" noopener" target="_blank" title="Demande de révision à la baisse de l'objectif de réduction des pertes des éléments fertilisants">Demande de révision à la baisse de l'objectif de réduction des pertes des éléments fertilisants</a>&nbsp;». Après l'adoption de la motion par le Conseil des États lors de la session d'automne par 25&nbsp;voix contre 18&nbsp;(et une abstention), le Conseil national a également voté oui. Cette décision a toutefois été prise de justesse, par 93&nbsp;voix contre 90 et 7&nbsp;abstentions.</p> <p>Qu'implique l'adoption de cette motion&nbsp;? Dans le cadre de l'initiative sur l'eau potable, le Conseil fédéral a promis une forte diminution de l'épandage de lisier dans l'agriculture. Peu avant l'introduction des dispositions correspondantes, les objectifs en matière de réduction des pertes d'azote et de phosphore sont désormais réduits. D'ici 2030, les pertes auraient dû baisser de 20&nbsp;%. Comme l'a fait remarquer à juste titre Marcel Dettling (UDC/SZ), cela aurait entraîné une réduction du nombre d'animaux, ce qui n'aurait pas été réalisable.</p> <p>Pourquoi faut-il réduire les pertes d'éléments fertilisants&nbsp;? Le lisier et le fumier issus de l'élevage sont répandus dans les champs. On y trouve des éléments fertilisants tels que le phosphore, le nitrate et l'azote (sous forme d'ammoniac). S'ils ne peuvent pas être absorbés dans leur totalité, des dépôts excédentaires apparaissent, ce qui a un impact négatif sur l'environnement. En effet, le surplus d'ammoniac entraîne la disparition d'espèces, car les nitrates et le phosphore nuisent à la qualité de l'eau.&nbsp;</p> <p>Le lien de causalité est clair&nbsp;: plus on élève d'animaux, plus on produit d'émissions nocives pour l'environnement. En outre, plus on élève d'animaux, plus il faut produire (ou importer) de matières fourragères pour les nourrir. Ainsi, dans sa prise de position sur la motion <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223610" rel=" noopener" tabindex="-1" target="_blank">«&nbsp;Priorité à la production de denrées alimentaires&nbsp;»</a>, le Conseil fédéral a explicitement souligné que «&nbsp;l'amélioration de la production de denrées alimentaires dépend beaucoup plus de la part des terres assolées réservées à l'alimentation humaine directe. Il serait possible d'augmenter considérablement la production de calories en utilisant les prairies permanentes pour produire du lait et de la viande, en adaptant l'intensité d'élevage aux conditions locales et en pratiquant sur les terres assolées davantage de cultures directement destinées à l'alimentation humaine.&nbsp;»</p> <p>Une&nbsp;<a href="https://digitalcollection.zhaw.ch/bitstream/11475/21943/3/2021_Baur_Schweizer%20Futtermittelimporte_ZHAW.pdf" tabindex="-1">étude</a>&nbsp;publiée en 2021 confirme qu'une plus grande part de terres arables devrait servir à la culture de plantes directement destinées à l'alimentation humaine&nbsp;: environ 90&nbsp;% des surfaces agricoles suisses sont consacrées à la culture d'aliments pour animaux. À cela s'ajoutent les importations de matière fourragère, qui nécessitent 200'000&nbsp;hectares de terres arables supplémentaires à l'étranger. Ces surfaces gigantesques sont nécessaires parce que le nombre de calories présentes dans les produits végétaux (que nous pourrions consommer directement) est considérablement réduite dans leur transformation en produits animaux.</p> <h3>Pas de réduction des surfaces de promotion de la biodiversité</h3> <p>Une autre <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223610" rel=" noopener" target="_blank" title="Priorité à la production de denrées alimentaires">motion</a> demandait de revenir sur l'exigence minimale prévue de 3,5&nbsp;% de surfaces de promotion de la biodiversité sur les terres arables. Après avoir été adoptée par le Conseil des États par 30&nbsp;voix contre 15, cette motion a été rejetée par le Conseil national par 97&nbsp;voix contre 89 (et 4&nbsp;abstentions).</p> <h3>L'AP22+ n'a pas répondu aux espoirs</h3> <p>Suite au report des discussions sur la poursuite de la politique agricole après 2022 (PA22+) il y a près de deux ans, le <a href="https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/72188.pdf" rel=" noopener" target="_blank" title="Orientation future de la politique agricole">rapport « Orientation future de la politique agricole »</a> a été publié en juin 2022. Il y est explicitement souligné que davantage de terres arables devraient servir à cultiver de la nourriture destinée à la consommation humaine directe&nbsp;:</p> <p>Malgré une surface arable par habitant relativement faible, moins de 40&nbsp;% des terres cultivées sont dédiées à l’alimentation humaine. Bien que le cheptel soit resté dans l’ensemble relativement stable, les importations d’aliments pour animaux ont pratiquement doublé au cours des deux dernières décennies.&nbsp;</p> <p>Une analyse des problèmes a été effectuée et des points de départ importants ont été identifiés. Le Conseil des États a repris cette discussion lors de la session d'hiver. Mais le Conseil a renoncé à des points importants&nbsp;: aucun objectif climatique concret n'a été inscrit dans la loi sur l'agriculture. Le bien-être des animaux n'a pas non plus fait l'objet d'une attention particulière. Le Conseil fédéral est maintenant chargé de concrétiser la proposition de concept de juin 2022 et de la soumettre d'ici fin 2027. Si l'orientation du rapport de juin 2022 avait fait apparaître quelques lueurs d'espoir, celles-ci se sont fortement estompées avec la baisse des objectifs de réduction pour les pertes d'éléments fertilisants.</p> <p><strong>Le chemin à parcourir est encore long. Il manque actuellement une stratégie concrète, avec des mesures à la clé, pour que l'agriculture s'éloigne progressivement de la production animale et se tourne vers la culture d'aliments végétaux destinés à la consommation humaine directe. Mais ce qui fait le plus cruellement défaut, c'est la volonté d'avancer dans cette direction.</strong></p> <h3>Les motions et objets en détail&nbsp;:</h3> <ul> <li> <p><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223567 " rel=" noopener" target="_blank">Renforcer la production de denrées alimentaires indigènes en reportant le projet visant à consacrer 3,5 % des surfaces de terres ouvertes aux nouvelles surfaces de biodiversité</a>. La motion de Marco Chiesa (UDC/TI), acceptée par le Conseil des États à 28&nbsp;voix contre 15 (et 2&nbsp;abstentions) lors de la session d'automne, a été rejetée par le Conseil national.</p> </li> <li> <p><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223606 " rel=" noopener" target="_blank">Réduire notre dépendance aux importations</a>. La motion de Werner Salzmann (UDC/BE), acceptée par le Conseil des États à 31&nbsp;voix contre 13 (et une abstention) lors de la session d'automne, a été rejetée par le Conseil national à 104&nbsp;voix contre 85 (et une abstention).</p> </li> <li> <p><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223610 " rel=" noopener" target="_blank">Priorité à la production de denrées alimentaires</a>. La motion de Beat Rieder (PEV/VS), acceptée par le Conseil des États à 30&nbsp;voix contre 15 lors de la session d'automne, a été rejetée par le Conseil national à 97&nbsp;voix contre 89 (et 4&nbsp;abstentions).</p> </li> <li> <p><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20223795 " rel=" noopener" target="_blank">Demande de révision à la baisse de l'objectif de réduction des pertes des éléments fertilisants</a>. La motion de Johanna Gapany (PLR/FR), acceptée par le Conseil des États à 25&nbsp;voix contre 18 (et une abstention) lors de la session d'automne, a&nbsp;été acceptée de justesse par le Conseil national à 93&nbsp;voix contre 90 (et 7&nbsp;abstentions).</p> </li> <li> <p><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20220068" rel=" noopener" target="_blank" title="Orientation future de la politique agricole">Orientation future de la politique agricole. Rapport du Conseil fédéral en réponse aux postulats 20.3931 et 21.3015</a>. Le Conseil des États prend acte du rapport du Conseil fédéral.</p> </li> <li> <p><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20200022" rel=" noopener" target="_blank" title="PA22+">Politique agricole à partir de 2022 (PA22+)</a>. Cet objet du Conseil fédéral a été traité par les deux Chambres. Les modifications de la loi sur l'agriculture et de la loi sur les épizooties ont été adoptées.</p> </li> <li> <p><a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20224251" rel=" noopener" target="_blank" title="Rapport sur l'orientation future de la politique agricole">Rapport sur l'orientation future de la politique agricole. Concrétisation de la ligne stratégique</a>. La motion de la CER-E (Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États)&nbsp;a été acceptée par le Conseil des États. Elle doit maintenant être discutée au Conseil national.</p> </li> </ul> <p>&nbsp;</p> <p><strong>Plus d'informations</strong></p> <ul> <li><a href="https://www.swissveg.ch/2022_06_session_ete_2022?language=fr" title="Session d'été 2022">Session d'été 2022</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/session_automne_2022?language=fr">Session d'automne 2022</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/rapport-agricole-2022?language=fr">Résumé de l'orientation future de la politique agricole</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/politique?language=fr">Activité politique de Swissveg</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr">La politique suisse et ses contradictions</a></li> </ul> </div> Tue, 22 Nov 2022 09:52:33 +0000 Bettina 3869 at https://www.swissveg.ch Wie gelingt der Ausstieg aus den Tierversuchen? https://www.swissveg.ch/de/ausstieg-tierversuche-schweiz?language=fr <span>Comment mettre un terme à l&#039;expérimentation animale ?</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>15. novembre 2022 - 15:41</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">En septembre 2021, l'UE a décidé par <a href="https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20210910IPR11926/appel-a-un-plan-d-action-mettant-fin-a-l-utilisation-d-animaux-dans-la-recherche" rel=" noopener" target="_blank">667 voix contre 4</a> d'entamer l'abandon de l'expérimentation animale. La Suisse va-t-elle suivre son exemple&nbsp;? Comment sommes-nous positionnés face à une telle perspective&nbsp;? Est-il envisageable pour la Suisse de cesser toute expérimentation sur les anmiaux&nbsp;? Quels sont les obstacles à surmonter et les mesures à mettre en place pour y parvenir&nbsp;? Swissveg a participé au forum&nbsp;«&nbsp;<a href="https://animalfree-research.org/en/education/forum-2/12-forum-2022/" rel=" noopener" target="_blank">Transition to animal-free science</a>&nbsp;» organisé par Animalfree Research pour trouver des réponses à ces questions.</p> <h3>Un demi-million d'animaux par an</h3> <p>Des centaines de milliers d'animaux sont encore exploités en Suisse à des fins expérimentales. En 2021, <a href="https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-90095.html" rel=" noopener" target="_blank">575&nbsp;000 animaux</a>&nbsp;ont été utilisé dans le cadre d'expériences scientifiques, soit trois pour cent de plus qu'en 2020&nbsp;– et ce, malgré une baisse continue au cours des cinq années précédentes. Mais ces statistiques ne concernent que les animaux effectivement utilisés dans des expériences. Le nombre total d'animaux élevés à des fins expérimentales s'élève à <a href="https://www.tv-statistik.ch/de/versuchstierhaltungen/index.php" rel=" noopener" target="_blank">1,3&nbsp;million</a>&nbsp;(1&nbsp;053&nbsp;788 d'entre eux sont nés dans des élevages d'animaux de laboratoire et les 244&nbsp;233 restants ont été importés). Plus de la moitié des animaux ne sont donc pas utilisés dans des expériences, car ils ne répondent pas aux critères nécessaires. Par exemple parce qu'ils n’ont pas le sexe requis ou, dans les lignées génétiquement modifiées, le génotype nécessaire. Dans la grande majorité des cas, ces animaux sont euthanasiés.</p> <h3>Une question d'habitude</h3> <p>La souffrance et à la mort de ces multitudes d'animaux n'est pas le seul argument à faire valoir contre l'expérimentation animale. Il faut avouer que si cette méthode continue d'être utilisée, c'est parce qu'elle est ancrée dans nos habitudes. Car au vu d'aspects scientifiques pertinents, tels que la reproductibilité et l'utilité des expériences sur les animaux, on peut se demander si ce type d'expérimentation est réellement nécessaire. Prenons l'exemple de la reproductibilité&nbsp;: en principe, il est essentiel qu'une expérience scientifique puisse être réitérée et aboutir au même résultat. C'est la seule façon de garantir la validité des résultats qui en découlent. Or, comme l'a rapporté l'<a href="https://www.unibe.ch/news/media_news/media_relations_e/media_releases/2020/media_releases_2020/designing_animal_studies_to_improve_research_reproducibility_and_reduce_animal_use/index_eng.html" rel=" noopener" target="_blank">Université de Berne</a>&nbsp;en 2020, la reproductibilité des expériences sur les animaux est en effet «&nbsp;étonnamment mauvaise&nbsp;».</p> <h3>Comment changer le statu quo&nbsp;?</h3> <p>Hier, lors du forum d'Animalfree Research intitulé&nbsp;&nbsp;«&nbsp;<a href="https://animalfree-research.org/en/education/forum-2/12-forum-2022/" rel=" noopener" target="_blank">Transition to animal-free science</a>&nbsp;», des personnes issues de différentes disciplines se sont penchées notamment sur les questions ci-dessus. Selon Thomas Hartung de l'Université John Hopkins, sur le plan scientifique, il faut avant tout implémenter ce qui existe déjà. Cela signifie, d'une part, que des méthodes alternatives ont déjà été mises au point. Il s'agit maintenant d'y recourir. Nous devons donc trouver le moyen d'encourager la mise en œuvre de ces méthodes de substitution. D'autre part, cela signifie également que nous devons tirer davantage des données déjà collectées jusqu'à présent dans le cadre de la recherche. Hartung plaide par exemple pour la création de grandes bases de données toxicologiques, qui permettraient de s'appuyer sur des technologies dont les prédictions sont au moins aussi bonnes, si ce n'est meilleures, que les tests sur les animaux. Autre point positif&nbsp;: ces technologies coûtent beaucoup moins cher et sont plus efficaces que les expériences sur les animaux.</p> <p>Pour ce qui est du plan légal, c'est Franziska Grein, de Peta UK, qui prend la parole. Elle souligne que l'initiative citoyenne européenne «&nbsp;<a href="https://www.europa-ohne-tierversuche.de/" rel=" noopener" target="_blank">Save Cruelty Free Cosmetics</a>» a réuni 1,4&nbsp;million de signatures. Maintenant que la population s'est prononcée contre l'expérimentation animale, il faut créer les conditions qui permettront d'y mettre un terme au niveau législatif. La première étape consiste à élaborer une stratégie. Si nous voulons parvenir à abandonner l'expérimentation animale, nous avons besoin d'un plan. Pour ce faire, Grein nous conseille de miser sur six points&nbsp;:</p> <ol> <li>Partout où des méthodes alternatives sont déjà disponibles, l'expérimentation animale devrait être abandonnée immédiatement.</li> <li>Un plus grand nombre d'avis scientifiques sont nécessaires. Nous devons créer une base de données qui nous permette d'évaluer dans quels cadres l'utilisation d'animaux est réellement pertinente&nbsp;ou non.</li> <li>Ces évaluations doivent être transparentes.</li> <li>Pour que les mêmes règles s'appliquent partout, il faut créer une coalition à l'échelle mondiale.</li> <li>L'argent doit être distribué de manière transparente et redistribué là où c'est nécessaire. Le flux d'argent doit être détourné de l'expérimentation animale au profit de méthodes sans exploitation animale.</li> <li>Il faut investir dans l'éducation et la formation.</li> </ol> <p>Dans cette optique, Peta a élaboré le <a href="https://www.peta.org/wp-content/uploads/2020/12/PETA-2021-Research-Modernization-Deal.pdf" rel=" noopener" target="_blank">Research Modernisation Deal</a>, qui doit servir de guide pour l'abandon de l'expérimentation animale.</p> <p>La sphère politique suisse ne voit toutefois pas la nécessité d'agir à ce niveau, comme le souligne la conseillère nationale Meret Schneider. Nous devons donc battre la politique à son propre jeu&nbsp;: en démontrant les avantages d'une science sans exploitation animale et en promouvant des alternatives plutôt que de réclamer des interdictions. Saskia Aan, de l'Association néerlandaise pour le remplacement de l'expérimentation animale (dsRAT), donne un exemple de la manière dont cela pourrait fonctionner&nbsp;: dans le cadre du <a href="https://www.animalfreeinnovationtpi.nl/#:~:text=TPI%20stands%20for%20the%20Transition,as%20well%20as%20possible%20combinations." rel=" noopener" target="_blank">Transition Programme for Innovation without the use of animals (TPI)</a>, différents partenaires du monde scientifique, politique et des ONG travaillent en étroite collaboration. L'objectif est d'accélérer la transition vers une science sans exploitation animale en permettant aux différentes parties d'échanger leurs points de vue et en encourageant les innovations sans animaux.</p> <p>La table ronde organisée à la fin de l'événement a permis de revenir sur les points les plus importants. Le nombre d'animaux utilisés à des fins expérimentales reste élevé et l'utilité des tests sur les animaux est encore surestimée. Il est important de provoquer une remise en question du statu quo et une prise de conscience des inconvénients de l'expérimentation animale. Pour cela, nous devons également mener un débat de fond à l'échelle sociétale. Actuellement, beaucoup de choses sont permises, mais existe-t-il des limites morales à l'acquisition de connaissances&nbsp;? Au niveau politique aussi, il faut créer un cadre favorable au changement, car il est important qu'à long terme, l'abandon de l'expérimentation animale soit également encouragée sur le plan politique. Une déclaration d'intention, comme celle de l'UE, est nécessaire à cet effet. Enfin, nous avons besoin d'un plan d'abandon progressif. Quels objectifs s'appliquent à quels champs de recherche&nbsp;? Quelles méthodes alternatives existent déjà&nbsp;? Dans quels domaines peuvent-elles être appliquées&nbsp;?</p> <h3>Conclusion</h3> <p>Nous ne partons pas de zéro. La population est de plus en plus consciente que, bien souvent, l'expérimentation animale n'est pas la meilleure solution. Les choses ont également changé au niveau politique, du moins dans l'UE. Cela constitue une base sur laquelle nous pouvons nous appuyer. Il est important qu'en Suisse aussi, nous mettions en place le cadre politique nécessaire et élaborions également un plan de sortie. Pour cela, nous devons évaluer quelles sont les méthodes alternatives dont nous disposons déjà et dans quels contextes celles-ci peuvent être implémentées. Il s'agira ensuite de mettre ces connaissances à la disposition des scientifiques.</p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>Plus d'informations</strong></p> <ul> <li><a href="https://www.swissveg.ch/politik?language=de">Activité politique de Swissveg</a></li> <li>Le postulat&nbsp;« Comment empêcher la souffrance et la mise à mort de centaines de milliers d'animaux de laboratoire dans les élevages? » a été rejeté (<a href="https://www.swissveg.ch/session_automne_2022?language=fr">session d'autonme&nbsp;2022</a>)</li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr">La politique suisse et ses contradictions</a></li> </ul> <p>&nbsp;</p> </div> Tue, 15 Nov 2022 07:34:32 +0000 Bettina 3866 at https://www.swissveg.ch Erfolgreiches Kampagnenende https://www.swissveg.ch/de/kampagnenende-widersprueche-schweizer-politik?language=fr <span>Campagne achevée avec succès</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>7. novembre 2022 - 9:35</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Notre <a href="https://www.swissveg.ch/widersprueche-schweizer-politik?language=de" title="La politique suisse et ses contradictions">campagne « La politique suisse et ses contradictions »</a>, assortie de la pétition « Cessons les contradictions : halte au soutien politique accordé aux produits d'origine animale ! » (voir ci-dessous), arrive aujourd'hui à terme. Cela n'aurait pas été possible sans l'aide de nos membres, ainsi que des bénévoles et des militant-e-s qui nous ont soutenus activement en distribuant des flyers et en récoltant des signatures. Un grand merci à eux !</p> <p>Dans le cadre de cette campagne, qui a duré près de trois mois, nous avons mis en évidence cinq contradictions : <a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr#widerspruch-1" title="Santé vs promotion des aliments carnés">Santé vs promotion des aliments carnés</a>, <a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr#widerspruch-2" title="Dignité des animaux vs rentabilité">Dignité des animaux vs rentabilité</a>, <a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr#widerspruch-3" title="Climat vs aliments d'origine animale">Climat vs aliments d'origine animale</a>, <a href="https://www.swissveg.ch/subventionnement_vs_couts_reels?language=fr" title="Subventionnement vs coûts réels">Subventionnement vs coûts réels</a> et <a href="https://www.swissveg.ch/loi_stricte_vs_application_lacunaire?language=fr" title="Loi stricte sur la protection des animaux vs application lacunaire">Loi stricte sur la protection des animaux vs application lacunaire</a>. Par le biais de notre pétition, nous demandons à ce que la Suisse, en vue d'atteindre ses propres objectifs climatiques, cesse de promouvoir des modes d'alimentation qui nuisent au climat. Nous avons déposé la pétition à Berne avec 2176 signatures.</p> <p> </p> <p><img alt="Collage Campagne 2022" data-entity-type="file" data-entity-uuid="1ba6ef2e-00f2-47ae-a3e6-cccbce78fe19" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/Collage%20%28600%20%C3%97%20300%20px%29_0.jpg" /></p> <h3> </h3> <h3>La campagne en chiffres</h3> <ul><li>Durée : <strong>3 mois</strong></li> <li>Nombre de signatures de la pétition : <strong>2176 signatures</strong></li> <li>Du 26 septembre au 23 octobre, la campagne a été diffusée sur les panneaux d'affichage numériques APG de plusieurs gares zurichoises</li> <li><strong>6000 flyers</strong> ont été joints au Veg-Info et distribués au Menta Festival à Berne, à la Vegan Messe à Bâle, à la Vegan Week à Zurich ainsi que par différents bénévoles et par le Flyer Gruppe Basel</li> </ul><p> </p> <p><img alt="Photo Campagne 2022" data-entity-type="file" data-entity-uuid="2d8cecf5-9487-4e34-be26-6c4fea38eab9" src="/sites/swissveg.ch/files/bilder/IMG_2205_klein_0.jpg" /></p> <h3> </h3> <h3>La pétition</h3> <p><strong>Cessons les contradictions : halte au soutien politique accordé aux produits d'origine animale !</strong></p> <p>Pourquoi adopte-t-on des objectifs climatiques et des mesures pour les atteindre, en ignorant le levier d'action crucial qu'est l'alimentation végane ? Si la réalisation des objectifs climatiques est une priorité absolue, il faut que le Conseil fédéral cesse d'encourager les formes d'alimentation nocives pour le climat. Concrètement, nous demandons à ce que l'impact de la production de viande, de lait et d'autres produits d'origine animale sur l'environnement soit explicitement mentionné. La réduction de la production et de la consommation de produits animaux doit constituer une mesure à part entière dans la stratégie climatique à long terme de la Suisse. Pour cela, il est nécessaire de supprimer le soutien financier accordé aux produits animaux nocifs pour le climat.</p> <h3> </h3> <h3>Et maintenant ?</h3> <p>La session d'hiver débute le 28 novembre. Nous vous informerons à nouveau des principaux sujets traités dans notre blog ainsi que sur les réseaux sociaux. D'autres activités politiques sont également prévues – restez à l'affut !</p> <h3> </h3> <h3>Plus d'informations</h3> <ul><li><a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr" title="La politique suisse et ses contradictions">Campagne « La politique suisse et ses contradictions »</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/initiatives_et_petitions?language=fr" title="initiatives et pétitions">Initiatives et pétitions</a></li> </ul></div> Tue, 08 Nov 2022 14:04:19 +0000 Bettina 3862 at https://www.swissveg.ch EKAH fordert Reduktion der Anzahl Nutztiere in der Schweiz https://www.swissveg.ch/de/ekah-reduktion-nutztiere?language=fr <span>La CENH demande une réduction du nombre d&#039;animaux de rente en Suisse</span> <span><span lang="" about="/fr/user/2634?language=fr" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Amandine</span></span> <span>2. novembre 2022 - 11:35</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p class="einleitung">Dans son dernier rapport, la Commission fédérale d'éthique pour la biotechnologie dans le domaine non humain (<a href="https://www.ekah.admin.ch/fr/page-daccueil-3" rel=" noopener" target="_blank" title="CENH">CENH</a>) se prononce en faveur d'une réduction du nombre d'animaux de rente en Suisse et demande que davantage de nourriture végétale soit cultivée pour la consommation humaine. Swissveg soutient cette revendication. Si la Suisse souhaite atteindre ses objectifs climatiques, elle doit impérativement rectifier le tir en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre de l'agriculture.</p> <h3>Statut spécial pour l'agriculture</h3> <p>Avec ses émissions de gaz à effet de serre, l'agriculture contribue de manière significative au réchauffement climatique&nbsp;: elle est responsable d'au moins 14&nbsp;% des émissions de gaz à effet de serre en Suisse. Partant, la stratégie climatique à long terme de la Suisse fixe également des objectifs de réduction pour l'agriculture&nbsp;: d'ici 2050, les émissions doivent être réduites de 40&nbsp;% (par rapport à 1990). Dans la mesure où les autres secteurs sont tenus de réduire leurs émissions à zéro, il s'agit là d'un objectif relativement faible. Trop faible, même, ainsi que le souligne la commission dans son <a href="https://www.ekah.admin.ch/fr/communiques-aux-medias-et-manifestations/communiques-aux-medias/apercu/lidee-de-precaution-dans-le-domaine-de-lenvironnement-exigences-ethiques-applicables-a-la-reglementation-des-nouvelles-biotechnologies-1" rel=" noopener" target="_blank" title="communiqué de presse">communiqué de presse</a>&nbsp;: «&nbsp;La CENH estime que cet objectif de réduction fixé au niveau politique est insuffisant du point de vue éthique.&nbsp;»</p> <p>Comme l'explique la CENH dans son <a href="https://www.ekah.admin.ch/inhalte/dateien/EKAH-Bericht_Klimawandel__Landwirtschaft__Biotechnologie_2022_FR.pdf" rel=" noopener" target="_blank" title="rapport CENH">rapport</a>&nbsp;détaillé, cet objectif minime accorde à l'agriculture un «&nbsp;statut spécial qui, sur le plan éthique, ne peut être justifié que s’il n’est pas possible de faire davantage pour des raisons techniques ou politiques&nbsp;» (p.&nbsp;3). Or, la CENH «&nbsp;estime que les raisons invoquées, tant au niveau technique que politique, sont insuffisantes&nbsp;» (p.&nbsp;3). En effet, la mission première de l'agriculture est d'assurer la sécurité et la souveraineté alimentaires. Nous, les êtres humains, avons un droit moral légitime à l'alimentation (p.&nbsp;16). Mais à quelle alimentation&nbsp;? D'après la CENH, nous disposons d'un «&nbsp;droit à la satisfaction des besoins alimentaires essentiels&nbsp;» et d'un «&nbsp;droit à une alimentation adéquate&nbsp;» (p.&nbsp;17). Nous bénéficions également d'une «&nbsp;liberté individuelle de ne pas être empêché de manger ce que l’on souhaite&nbsp;» (p.&nbsp;18). Toutefois, la CENH considère que cette dernière soit passer au second plan «&nbsp;si elle entraîne des émissions qui détruisent les bases de production servant à assurer une alimentation suffisante et adéquate&nbsp;» (p.&nbsp;19). Cette liberté individuelle ne permet donc pas de justifier le statut spécial de l'agriculture.</p> <h3>Où peut-on réduire les émissions&nbsp;?</h3> <p>La question est maintenant de savoir où il est possible de diminuer nos émissions. Quelles sont les mesures qui promettent la plus grande efficacité&nbsp;? D'une part, il y a les technologies d'émission négative (NET). Les émissions ne doivent pas seulement être réduites ou évitées&nbsp;: elles doivent aussi pouvoir être compensées. Pour ce faire, il existe des approches biologiques ou techniques capables de stocker le CO<sub>2</sub>. Mais de nombreuses questions restent en suspens&nbsp;: À quelle vitesse ces technologies peuvent-elles être développées&nbsp;? Sont-elles sûres&nbsp;? Impossible de miser uniquement sur ces technologies tant que nous n'en savons pas plus à leur sujet.</p> <p>Étant donné que la majeure partie des émissions dans l'agriculture sont liées à l'élevage d'animaux de rente, il est logique d'opérer des changements à ce niveau (p.&nbsp;21 et suivantes). Des mesures relatives à la gestion de la stabulation, par exemple, sont en train d'être mises au point. Des recherches sont menées sur la composition des aliments afin de réduire les émissions de méthane. Mais même avec ces mesures, les émissions générées par l'agriculture ne peuvent pas être évitées. Il serait bien plus efficace de miser sur une réduction du nombre d'animaux de rente. La CENH souligne&nbsp;:</p> <p class="zitat">«&nbsp;Une réduction du nombre d’animaux de rente – pouvant aller jusqu’à un abandon complet de l’élevage – serait la méthode la plus efficace pour limiter les émissions&nbsp;» (p.&nbsp;22).</p> <h3>La réduction du nombre d'animaux d'élevage peut-elle se justifier d'un point de vue éthique&nbsp;?</h3> <p>Oui, répond la CENH, si l'on prend en compte deux facteurs (p.&nbsp;23 et suivantes)&nbsp;: premièrement, l'efficacité des NET et, deuxièmement, le potentiel des techniques de génie génétique. Il n'est pas certain que les NET atteignent le niveau de performance requis suffisamment vite. Les NET ne devraient donc être utilisées que pour compenser les émissions inévitables. En ce qui concerne le génie génétique, les membres de la commission estiment là aussi que ces techniques ne peuvent pas aboutir aux réductions d'émissions nécessaires dans les délais requis. Le problème des émissions dans l'élevage ne peut donc pas non plus être résolu par ce biais. Par conséquent, la CENH considère qu'une réduction du nombre d'animaux de rente, dans l'idée d'une transformation fondamentale du système alimentaire, constitue une «&nbsp;perspective réaliste&nbsp;» (p.&nbsp;24).</p> <p>Sur le plan éthique, il est également possible d'argumenter en faveur d'une réduction de la consommation de viande, par exemples pour des raisons liées au changement climatique. C'est aussi ce que retient la CENH&nbsp;:</p> <p class="zitat">«&nbsp;Si, dans le contexte actuel, le nombre d’animaux de rente doit être massivement réduit pour atteindre l’objectif de 1,5°C, cela signifie que la liberté de manger sans entraves autant de viande que l’on veut (pour autant que l’on puisse se le permettre financièrement) sera parfois restreinte à juste titre&nbsp;» (p.&nbsp;30).</p> <p>Selon la CENH, la question est surtout de savoir comment cela doit être communiqué au niveau politique.</p> <h3>Des objectifs de réduction plus élevés sont nécessaires de toute urgence</h3> <p>En résumé&nbsp;: Swissveg soutient la revendication de la CENH, estimant que l'agriculture doit être soumise à des objectifs de réduction nettement plus importants que ceux actuellement fixés sur le plan politique. Selon la CENH, il faudrait avant tout se concentrer sur les aspects suivants (p.&nbsp;32)&nbsp;: L’agriculture doit contribuer autant que tous les autres secteurs à la réduction des émissions. La sécurité alimentaire ne doit pas être mise en péril. Les objectifs de réduction doivent, dans la mesure du possible, être atteints sans recourir aux NET. Le nombre d’animaux de rente doit être réduit considérablement et la Suisse doit produire davantage de nourriture végétale pour la consommation humaine.</p> <h3>Plus d'informations</h3> <ul> <li><a href="https://www.swissveg.ch/subventionnement_vs_couts_reels?language=fr" title="Subventionnement vs coûts réels">Subventionnement vs coûts réels</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/contradictions-politique-suisse?language=fr" title="La politique suisse et ses contradictions">La politique suisse et ses contradictions</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/rapport-agricole-2022?language=fr" title="Orientation future de la politique agricole de la Confédération">Orientation future de la politique agricole de la Confédération</a></li> <li><a href="https://www.swissveg.ch/alimentation-vegetale-protection-climatique?language=fr" title="L'alimentation végétale a le plus grand potentiel en matière de protection climatique">L'alimentation végétale a le plus grand potentiel en matière de protection climatique</a></li> </ul> </div> Wed, 02 Nov 2022 08:32:15 +0000 Bettina 3861 at https://www.swissveg.ch